Pourquoi 108 perles dans un mala ?

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Longtemps porté uniquement par les moines bouddhistes des temples d’Asie du Sud-est, le collier Mala est aujourd’hui un objet tendance en occident.

On assiste donc en Europe et aux États-Unis à un effet de mode concernant ce fameux collier Mala, que l’on voit porté autour du cou ou du poignet de très nombreuses personnes.

Quels que soient leur sexe, leur âge et leur rang social. Mais ces individus savent-ils tous combien ce collier est sacré en religion bouddhiste et hindouiste ? Connaissent-ils seulement pourquoi le collier Mala est toujours composé de 108 perles ?

Les origines spirituelles du collier Mala

Les colliers Mala sont présents au sein de la culture et religion hindouiste depuis près de 3000 ans. C’est en effet au pays d’origine de Bouddha l’Illuminé que fut introduit ce beau bijou aussi mystique que spirituel, qui était déjà censé protéger son possesseur des mauvaises ondes, tout en l’aidant à mieux se guider sur son chemin spirituel.

Très vite, le mala dépassa les frontières de l’Inde pour toucher les pays à philosophie de vie et religion bouddhiste, où il devint l’amulette sacrée de tous les moines de ces régions d’Asie. Ainsi, du Tibet au royaume de Siam, en passant par le Laos et le Bangladesh, les colliers Mala pendaient autour du cou ou du poignet des moines bouddhistes.

Pas seulement pour acquérir une protection autant physique que spirituelle, puisque leurs colliers mala faits de 108 perles allaient les aider à mieux se concentrer dans la récitation de leur mantra durant les prières. Le mala est donc devenu un objet primordial à toute méditation sur les nombreux siècles qui suivirent.

Et comme à la fin du 20e siècle, de nombreux Occidentaux se sont intéressés aux pratiques Zen que sont le Yoga et la pensée méditative, il est tout naturel que le mala se soit donc exporté dans leurs contrées, avec le succès qu’on lui connaît aujourd’hui.

La composition du bracelet Mala

À l’origine, le collier Mala conçu par les hindouistes était composé de perles de bois. De bois très dur et compact comme le santal, ou le roble.

Puis ces derniers commencèrent à concevoir des malas avec des graines de rudrashka, qui eurent tout autant de succès auprès des populations bouddhistes et hindouistes. Ce n’est qu’un peu plus tard, alors qu’il était devenu l’objet sacré des moines qu’on se mit à en concevoir avec des pierres semi-précieuses.

Celles-là mêmes que l’on utilise aujourd’hui en lithothérapie comme pierres de soin, grâce à leurs nombreuses vertus bénéfiques à notre organisme et état d’esprit. Car ces pierres naturelles sont dotées d’un fluide acquis durant des millénaires au contact des érosions et autres changements d’ère, et qu’elles ont le pouvoir de diffuser cette énergie au sein de nos chakras.

Voilà donc qu’en plus de nous être protecteur, le collier mala nous aidait alors à aller mieux, d’un point de vue physique, mais surtout émotionnel et spirituel. En tous cas, qu’ils soient en perles de bois, en graines, ou bien en pierres naturelles, les colliers Mala ont toujours été conçus avec 108 de ces dernières. Et ce, encore de nos jours.

Pourquoi le bracelet Mala est-il toujours composé de 108 perles ?

Pour comprendre que ce n’est pas une lubie et que le chiffre 108 n’a pas été choisi au hasard, il faut s’en remettre à Bouddha, sans qui la religion et philosophie de vie bouddhiste n’existerait pas. À Bouddha L’Illuminé certes, mais aussi à celui qu’il était lorsqu’il s’appelait Siddhârta, et qu’il cherchait sa propre voie pour atteindre la sagesse ultime.

Tout d’abord, il faut savoir que Mala signifie « guirlande de perle » en vieux langage sanskrit indien. Ensuite, que le nombre 108 est entièrement lié à Bouddha, et à diverses philosophies hindouistes et bouddhistes, et que l’on parle donc de lui comme d’un nombre sacré. Ainsi, il existe 108 façons de nommer Bouddha, et ce dernier a eu à subir 108 épreuves avant de trouver l’Illumination.

Le nombre 108 est aussi ce que l’on nomme « le Tout », de par ses 3 chiffres : le 1 incarnant Dieu et donc l’Unité, le O représentant le vide méditatif et l’accomplissement de soi au travers de la pensée spirituelle, et le 8 étant le signe que l’on donne à l’infini et donc à ce qui est éternel. 108 est aussi le nombre de positions qu’il existe pour pratiquer la célèbre position du Yoga nommée « salutation au soleil ».

Et 108 est un nombre dit Harshad, qui est divisible par la somme de ses chiffres en mathématiques. Harshad se traduisant par « grande joie » en langage sanskrit. Enfin, même s’il y en a bien d’autres encore, 108 est le nombre de textes sacrés nommés Upansihad qui existent au sein de l’Hindouisme.

Le rôle du mala dans la récitation des mantras

Véritables chants religieux bouddhistes, qui ne sont souvent qu’un mot ou une phrase répété à l’unisson sur un ton grave et monotone, les mantras accompagnent donc les prières des moines. Et c’est pour les réciter que ces derniers utilisent aussi leur collier Mala.

En effet, vu que le mantra se doit d’être répété 108 fois, les moines tiennent une perle de leur mala entre leur pouce et leur index, le temps de la récitation de leur mantra. Puis ils passent à la suivante, et ainsi de suite.

De sorte que lorsqu’ils arrivent au bout de leur collier, et plus précisément à la perle nommée Meru qui est un peu plus grosse que les 108 autres, c’est donc qu’ils ont bien répété leur mantra 108 fois. Mais ce n’est pas tout, car le pouvoir des 108 perles comprises dans un mala apporte aussi à chacun des moines la puissante concentration nécessaire à toute prière méditative..